Les aventures des familles LAPOUBLE et FURCY au Panama
(vacances de Pâques 2006)


Les LAPOUBLE sont arrivés par le même avion que nous au Costa Rica. Comme nous, ils ont été logés au Mediterraneo. Les enfants ont vite sympathisé et les parents avaient les mêmes objectifs (se loger rapidement, avoir un moyen de locomotion...)

La famille est composée du père : Laurent (grand sportif à ses heures, musicien, peintre, passionné de moto comme Erick, bricoleur à l'image de Mac Gyver, en prime professeur de mathématiques). La mère : Elisabeth (grande dormeuse, passionnée de lecture et de bronzette de préférence sur un carré de sable et la direction de l’école primaire l’occupe à plein temps). Rémi, le fils aîné est le meilleur ami de Matthias (passionné de musique comme son père, boute-en-train avec un fan club féminin déjà impressionnant en huit mois, c’est ainsi le tombeur de ces demoiselles). Quentin le benjamin (le dieu de Romane, est un épicurien appréciant tout particulièrement la nourriture, c'est également un fan de sport et de jeux vidéos). Cette semaine de vacances est attendue avec impatience par les deux familles. Le rendez-vous est donné entre 8h et 8h30 pour être sûr de partir à 9 heures le samedi 8 avril.


Jour 1 (samedi 8 avril) :
Nous sommes devant chez Laurent et Elisabeth à 8h30, ils sont déjà prêts à lever l’ancre. On vérifie une dernière fois que tous les papiers nécessaires au passage de la frontière sont là : passeports, les papiers de la voiture, les autorisations de sortie du véhicule... c'est là qu'Elisabeth ne trouve plus l'autorisation de sortie...branle-bas de combat dans la maison, elle revient sans les papiers et vérifie à nouveau dans la voiture et les papiers étaient dans la voiture... Nous levons l'ancre en retard sur nos prévisions. Notre premier arrêt est prévu à Golfito (nous devons prendre les chambres à 14h). A notre grande surprise la route est en bien meilleur état après San Isidro de général. Nous faisons une halte après Buenos aires pour se restaurer. Nous arrivons à Golfito plus tard que prévu mais on nous attend. L'hôtel est sympa avec une piscine un peu trop chaude. La plage n'est pas top, il n'est pas possible de se baigner. Les plats proposés au restaurant de l'hôtel sont excellents. Nous apprécions notre première piña colada Elisabeth et moi et les hommes leurs bières. Rendez-vous est pris pour huit heures le lendemain afin de ne partir de bonne heure (nous appréhendons les lenteurs administratives au passage de la frontière).

Jour 2 (dimanche 9 avril) :
davidNous sommes prêts pour le petit-déjeuner à huit heures tapantes. Nous nous attardons devant le crocodile dans le marais proche de la piscine... Nous déjeunons, chargeons les valises, prenons la route comme d'habitude en retard sur le timing (9h45). L'arrivée à Paso Canoas se fait plus rapidement que prévue. La paperasse administrative est expédiée du côté du Costa Rica. On rentre dans la voiture pour la frontière panaméenne et là rebelote...Les bagages ne sont pas fouillés nous le devons à la plaque mission internationale de notre camarade Laurent. Nous payons un dollar pour décontaminer la voiture. Nous sommes finalement en avance malgré l’heure supplémentaire que nous avons du côté panaméen. A une heure nous prenons la route. Je me félicite de ce gain de temps. Nous sommes arrêtés au bout de dix minutes par la police des frontières. Le policier est bien sympathique, nous parle de la France et nous repartons... Sur la route Erick a la bonne idée de me demander de ranger tous les passeports dans son sac et je cherche le mien désespérément ne le trouve pas. Appel de phares aux Lapouble qui sont devant. Nous expliquons la situation et le seul endroit où on aurait pu l'oublier c'est à la frontière quand on a rempli les papiers pour la voiture... On repart, je suis au comble de l'inquiétude... avec ma tête de « Nica » comment expliquer que je suis française alors que je n'ai plus de papiers... Je continue de chercher et finalement il avait glissé entre mon siège et la boîte de vitesse. Grand ouf de soulagement on refait demi tour et nous avons perdu notre gain de temps. La ville de David est réellement proche, comme tous les panneaux indiquent Chiriqui nous la dépassons et devons rebrousser chemin. Nous trouvons l'hôtel plutôt facilement. Les chambres sont correctes mais, il n'y a pas de piscine au grand dam de Romane. Nous sortons pour nous restaurer mais étant entrés dans un Pio Pio (équivalent MacDo) Elisabeth, Erick et moi refusons de manger). Le groupe se divise en deux : un groupe plage (les Lapouble et tous les enfants) et un groupe ville et balade (nous deux). 

soleilAprès un rapide tour de ville , nous nous retrouvons à la campagne. La plage est indiquée à 23 kms, je veux y aller mais pas Erick car nous avons oublié les papiers de la voiture à l'hôtel. Nous rebroussons chemin, et nous retrouvons les Lapouble à l'hôtel. En demandant où était la plage, Elisabeth a compris qu'elle était à plus de deux heures. Nous décidons de se rendre à celle qui se trouve à 23kms. Quand on la trouve il est cinq heures. Nous assistons à une partie de « beachfoot » acharnée et attendons le coucher du soleil qui finit par nous éblouir. Nous décidons de manger au bord de la plage. L'amabilité de la serveuse et les « moukafous » nous font changer d'avis. Nous rentrons à l'hôtel et décidons d'aller à la première adresse intéressante du Lonely Planet qui est à deux pas de l'hôtel : le Churrasco. L'arroz con pollo de Romane a fait beaucoup d'envieux. Les plats sont très bons Elisabeth a droit à des protéines en rab (des limaçons dans la salade).

Jour 3 (lundi 10 avril) :
vendeurLe petit –déjeuner est prévu à 8 heures nous devons prendre la route de tôt. Le service est particulièrement long. Des personnes arrivées après nous sont servies et nous toujours rien. Laurent et moi sommes prêts à partir. Finalement nous prenons la route à 9h45. Direction Penonomé, nous avons un hôtel réservé pour une nuit à Chame. A Santiago on fait un stop et décidons de s'arrêter avant car le trajet était déjà trop long. Elisabeth se charge de téléphoner aux hôtels de Chitré (dans la péninsule d'Azuero). Après quelques appels infructueux nous avons deux chambres à l'hôtel Versalles. La pause déjeuner nous la faisons après Divisa, sur une route en terre longeant un champ de canne à sucre sous le seul arbre de la zone. Nous avons vu les coupeuses en action. Arrivés à l'hôtel, la vue de la piscine, la perspective de plages à proximité, de musées et de sites archéologiques nous poussent à prendre deux nuits pour profiter de la région. Le groupe se scinde en deux : la famille Lapouble part à la recherche de la plage, et la famille Furcy à la recherche d'un des sites archéologiques. Après une promenade dans des quartiers colorés nous arrivons à la plage Monagrillo (si on peu qualifier cela de plage) mais aucune trace de sites archéologiques. Nous rentrons bredouilles à l'hôtel et constatons que nos amis ont bien vu les plages qu’il est impossible de s’y baigner. Nous pouvons au moins profiter de la piscine. Nous sortons pour dîner et excepté des bouis-bouis nous ne trouvons pas de restaurant. Au final le restaurant de l’hôtel nous paraît un lieu bien accueillant.

Jour 4 (mardi 11 avril) :
jesusNous sommes réveillés de bonne heure et prenons le petit-déjeuner tranquillement. Nous décidons de partir avant les Lapouble car nous devons retirer des sous, faire des courses pour le pique-nique et repérer la route du deuxième site archéologique. A los Santos nous visitons l'iglesia San Atanacio (l'intérieur rococo est un peu trop chargé à mon goût). 

Des hommes préparent la procession du soir : la présentation de Jésus à Pilate. Rendez-vous est pris pour 19h afin de suivre cette procession. Après la visite du musée où nous avons pu voir des ustensiles de cuisine d'une autre époque, où Romane a fait pipi à la vue de tous, nous reprenons la route pour notre deuxième site indiqué sur la carte au Cerro Juan Diaz. La route nous est indiquée par un homme bien sympathique. Nous n'avons pas accès au site fermé pour manque d'argent... Déçus, nous repartons vers les plages de Las Tablas. Après la traversée de la ville ou aucune plage n'est indiquée nous faisons demi-tour. A la station Erick va interroger l'autochtone qui nous indique la direction de la plage. Elle est belle mais il n'y a pas d'ombre et ce n'est pas une plage pour accueillir les touristes. Nous squattons un abri de bateau pour pique-niquer. Romane et Quentin à peine le sandwich avalé sont prêts pour la baignade. De retour à l'hôtel, on se repose au bord de la piscine. Erick et moi ressortons pour visiter la ville et photographier la cathédrale (bien plus sobre que l'église de Los Santos). Nous photographions les maisons colorées et Erick revient fier comme Artaban de sa conversation avec un autre autochtone au sujet d'un un anacarde (noix de cajou). Avec Elisabeth et Laurent nous décidons d'aller dépenser quelques dollars dans l'artisanat local (vases, statues pour nous et masques pour les Lapouble). Nous sommes prêts à 19 heures « punto » pour la procession religieuse de Los Santos. Nous ne pûmes sortir de l'hôtel. Nous assistons à une procession d'un autre genre. Durant presque une heure, la rue fut occupée par un défilé en l’honneur de l'équipe de base-ball de Herrera qui était sacrée championne du Panama. La foule était en liesse.

Jour 5 (mercredi 12 avril)
nousNous n'avons aucun hôtel réservé, notre objectif est de s'arrêter sur les plages et de réserver pour le vendredi soir et si nous ne trouvons rien de rester sur place si nous avons des chambres pour la nuit... l'aventure continue. Après un arrêt chez le « chinois » du coin (désolé Rico) pour prendre de quoi pique-niquer, nous faisons une halte sur la plage, aucun hôtel à l'horizon en revanche il y a des pêcheurs. Ils ont pris un iguane qui va passer à la casserole. Nous réussissons à avoir une recette pour cuisiner ce brave animal. Nous ne sommes pas invités à le déguster (heureusement) nous nous contentons d'un sandwich au thon sur la plage. Nous repartons à la quête d'un hôtel. A Gorgona, Le premier hôtel nous propose des chambres pour la nuit et non pour la fin de semaine. Nous changeons nos projets et décidons de remettre la capitale à la fin de notre périple. La piscine est grande, les enfants vont pouvoir s’amuser. 

Nous partons à la quête de plages, celle de Gorgona était belle mais, les égouts étaient déversés directement dans la mer cela ne nous a pas donné envie de nous baigner. Nous prenons la route pour Punta Chame, après 25kms de piste nous arrivons sur une plage de sable blond immense et quasi déserte mais il est presque 18h il est temps de repartir. Au restaurant de l’hôtel le soir il n’y avait plus d’arroz au grand dam des enfants et d’Erick, plus de patacones erick n’y survivra pas et pas de dessert c’est terrible pour Quentin !!!! Que sommes nous venus faire dans cette galère ?

Jour 6 (jeudi 13 avril) :
pont_ameriqueNous mettons le cap sur Panamà Ciudad. Ce n’est guère éloigné de notre point de départ. Nous sommes si rapidement à l’entrée de la ville que nous ratons l’entrée. La ville est bien organisée avec un plan nous trouvons l’hôtel (réservé la veille) en deux temps trois mouvements. Nous allons directement à Miraflores puisque notre objectif en venant au Panamà était tout de même ce foutu canal ! Il vaut vraiment le détour. Nous avons assisté à l’ouverture et à la fermeture des écluses, nous avons visité le musée. En revanche, les prix pratiqués par le restaurant est digne de ceux de la tour Eiffel ! On se contentera de quelques fruits…Ensuite, visite de la ville à pied (nous allons jusqu’au CBD). Je suis impressionnée par les gratte-ciel à l’image des métropoles d’Amérique du Nord. Les centres commerciaux sont en revanche les mêmes que ceux de San José.

Jour 7 (vendredi 14 avril) :
vielle villeAujourd’hui, vendredi saint, quasiment tout est fermé. L’hôtel ne propose ni petit-déjeuner, ni dîner… Il n’est pas question de rester sans se sustenter, l’hôtel Roma nous propose un buffet intéressant. Notre objectif pour la journée : visiter Panamà viejo et faire les boutiques d’artisanat. Pour Panamà Viejo, cela ne pose aucun problème (nous trouvons enfin des vestiges même s'ils ne sont pas précolombiens !!!), pour les boutiques tout est fermé (bien fait pour ces touristes qui n’ont aucun respect pour la religion !). Arrivés dans le vieux quartier colonial de la ville, le groupe se divise en deux. Nous retournons à l’hôtel après la visite de l’église, histoire de recharger les batteries de l’appareil photo et reportons à l’après-midi notre visite du vieux quartier. Je pus enfin acheter mes molas et Erick faire des photos de ses indiennes. Nous poursuivons notre visite de la ville en longeant une digue créée pour relier deux îlots à la terre. Le soir, vendredi-saint oblige, nous assistons à une procession dans la ville.

Jour 8 (samedi 15 avril) :
coucher soleilSelon Erick, il ne faut pas beaucoup de temps pour rejoindre David, nous nous attardons dans un mall (histoire de dépenser encore quelques dollars !) Nous avons roulé en faisant une halte pour se restaurer, il n’était pas question de faire la route la nuit. Mais, à 60km de la ville j’ai tout de même voulu voir la fameuse plage qu’Elisabeth et les enfants ont raté la première fois. Je crois que le crochet nous a permis de ne pas avoir l’impression d’avoir fait que de la route dans cette journée. L’eau était chaude, le coucher du soleil magnifique. 

Cette halte fort attendue nous a permis de nous baigner enfin dans l'océan Pacifique.

Jour 9 (dimanche 10 avril) : la frontière est à 50 km seulement nous ne nous pressons pas. Les formalités administratives du côté du Panamà sont vites expédiées. En revanche, en entrant au Costa Rica c’est une autre affaire… Le passage à la douane ne se fait pas sans difficultés pour nous. La voiture est fouillée, on confisque ma fleur de coton, on voulait aussi confisquer les noix de cajou. En ce qui concerne l’artisanat n’ayant aucune facture à fournir (ayant tout acheté dans la rue) il n’a pas voulu rendre le passeport tout de suite. On se voyait déjà prêt à payer des taxes. Mais au bout d’une heure, il nous rend nos papiers en nous souhaitant un bon voyage. Nous pouvons reprendre la route…je remercie Elisabeth et Laurent de leur patience. Le cerro de la muerte se passe difficilement. Nous roulons à 20 à l’heure. J’ai bien peur que nous allons arriver chez nous dans la nuit. Mais la dernière portion avant Cartago est bien plus « roulante » . 

Notre périple se termine donc à 6 heures le soir…et là c’est une aventure bien moins intéressante qui commence pour moi (lavage, rangement…)

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