La famille est composée du père : Laurent (grand sportif à ses heures, musicien, peintre, passionné de moto comme Erick, bricoleur à l'image de Mac Gyver, en prime professeur de mathématiques). La mère : Elisabeth (grande dormeuse, passionnée de lecture et de bronzette de préférence sur un carré de sable et la direction de l’école primaire l’occupe à plein temps). Rémi, le fils aîné est le meilleur ami de Matthias (passionné de musique comme son père, boute-en-train avec un fan club féminin déjà impressionnant en huit mois, c’est ainsi le tombeur de ces demoiselles). Quentin le benjamin (le dieu de Romane, est un épicurien appréciant tout particulièrement la nourriture, c'est également un fan de sport et de jeux vidéos). Cette semaine de vacances est attendue avec impatience par les deux familles. Le rendez-vous est donné entre 8h et 8h30 pour être sûr de partir à 9 heures le samedi 8 avril.
Jour
2 (dimanche 9 avril)
:
Nous
sommes prêts pour le petit-déjeuner à
huit
heures tapantes. Nous nous attardons devant le crocodile dans le
marais proche de la piscine... Nous déjeunons, chargeons les
valises, prenons la route comme d'habitude en retard sur le timing
(9h45). L'arrivée à Paso Canoas se fait plus
rapidement
que prévue. La paperasse administrative est
expédiée
du côté du Costa Rica. On rentre dans la voiture
pour la
frontière panaméenne et là
rebelote...Les
bagages ne sont pas fouillés nous le devons à la
plaque
mission internationale de notre camarade Laurent. Nous payons un
dollar pour décontaminer la voiture. Nous sommes finalement
en
avance malgré l’heure supplémentaire
que nous avons
du côté panaméen. A une heure nous
prenons la
route. Je me félicite de ce gain de temps. Nous sommes
arrêtés
au bout de dix minutes par la police des frontières. Le
policier est bien sympathique, nous parle de la France et nous
repartons... Sur la route Erick a la bonne idée de me
demander
de ranger tous les passeports dans son sac et je cherche le mien
désespérément ne le trouve pas. Appel
de phares
aux Lapouble qui sont devant. Nous expliquons la situation et le
seul endroit où on aurait pu l'oublier c'est à la
frontière quand on a rempli les papiers pour la voiture...
On
repart, je suis au comble de l'inquiétude... avec ma
tête
de « Nica » comment expliquer que
je suis
française alors que je n'ai plus de papiers... Je continue
de
chercher et finalement il avait glissé entre mon
siège
et la boîte de vitesse. Grand ouf de soulagement on refait
demi
tour et nous avons perdu notre gain de temps. La ville de David est
réellement proche, comme tous les panneaux indiquent
Chiriqui
nous la dépassons et devons rebrousser chemin. Nous trouvons
l'hôtel plutôt facilement. Les chambres sont
correctes
mais, il n'y a pas de piscine au grand dam de Romane. Nous sortons
pour nous restaurer mais étant entrés dans un Pio
Pio (équivalent MacDo) Elisabeth, Erick et moi refusons de
manger). Le groupe se divise en deux : un groupe plage (les Lapouble
et tous les enfants) et un groupe ville et balade (nous deux).
Après
un rapide tour de ville
, nous nous retrouvons à la campagne.
La plage est indiquée à 23 kms, je veux y aller
mais
pas Erick car nous avons oublié les papiers de la voiture
à
l'hôtel. Nous rebroussons chemin, et nous retrouvons les
Lapouble à l'hôtel. En demandant où
était
la plage, Elisabeth a compris qu'elle était à
plus de
deux heures. Nous décidons de se rendre à celle
qui se
trouve à 23kms. Quand on la trouve il est
cinq heures. Nous
assistons à une partie de
« beachfoot »
acharnée et attendons le coucher du soleil qui finit par
nous
éblouir. Nous décidons de manger au bord de la
plage.
L'amabilité de la serveuse et les
« moukafous »
nous font changer d'avis. Nous rentrons à l'hôtel
et
décidons d'aller à la première adresse
intéressante du Lonely Planet qui est à deux pas
de
l'hôtel : le Churrasco. L'arroz con pollo de Romane a fait
beaucoup d'envieux. Les plats sont très bons Elisabeth a
droit
à des protéines en rab (des limaçons
dans la
salade).
Jour
3 (lundi 10
avril) :
Le
petit –déjeuner est prévu à
8 heures nous devons prendre la route de tôt. Le service est
particulièrement long. Des personnes arrivées
après
nous sont servies et nous toujours rien. Laurent et moi sommes
prêts
à partir. Finalement nous prenons la route à
9h45.
Direction Penonomé, nous avons un hôtel
réservé
pour une nuit à Chame. A Santiago on fait un stop et
décidons
de s'arrêter avant car le trajet était
déjà
trop long. Elisabeth se charge de téléphoner aux
hôtels
de Chitré (dans la péninsule d'Azuero).
Après
quelques appels infructueux nous avons deux chambres à
l'hôtel
Versalles. La pause déjeuner nous la faisons
après
Divisa, sur une route en terre longeant un champ de canne à
sucre sous le seul arbre de la zone. Nous avons vu les coupeuses en
action. Arrivés à l'hôtel, la vue de la
piscine,
la perspective de plages à proximité, de
musées
et de sites archéologiques nous poussent à
prendre deux
nuits pour profiter de la région. Le groupe se scinde en
deux
: la famille Lapouble part à la recherche de la plage, et la
famille Furcy à la recherche d'un des sites
archéologiques.
Après une promenade dans des quartiers colorés
nous
arrivons à la plage Monagrillo (si on peu qualifier cela de
plage) mais aucune trace de sites archéologiques. Nous
rentrons bredouilles à l'hôtel et constatons que
nos
amis ont bien vu les plages qu’il est impossible de
s’y baigner.
Nous pouvons au moins profiter de la piscine. Nous sortons pour
dîner
et excepté des bouis-bouis nous ne trouvons pas de
restaurant.
Au final le restaurant de l’hôtel nous
paraît un lieu
bien accueillant.
Jour
4 (mardi 11
avril) :
Nous
sommes réveillés de bonne heure
et prenons le petit-déjeuner tranquillement. Nous
décidons
de partir avant les Lapouble car nous devons retirer des sous, faire
des courses pour le pique-nique et repérer la route du
deuxième site archéologique. A los Santos nous
visitons
l'iglesia San Atanacio (l'intérieur rococo est un peu trop
chargé à mon goût).
Des hommes préparent la procession du soir : la présentation de Jésus à Pilate. Rendez-vous est pris pour 19h afin de suivre cette procession. Après la visite du musée où nous avons pu voir des ustensiles de cuisine d'une autre époque, où Romane a fait pipi à la vue de tous, nous reprenons la route pour notre deuxième site indiqué sur la carte au Cerro Juan Diaz. La route nous est indiquée par un homme bien sympathique. Nous n'avons pas accès au site fermé pour manque d'argent... Déçus, nous repartons vers les plages de Las Tablas. Après la traversée de la ville ou aucune plage n'est indiquée nous faisons demi-tour. A la station Erick va interroger l'autochtone qui nous indique la direction de la plage. Elle est belle mais il n'y a pas d'ombre et ce n'est pas une plage pour accueillir les touristes. Nous squattons un abri de bateau pour pique-niquer. Romane et Quentin à peine le sandwich avalé sont prêts pour la baignade. De retour à l'hôtel, on se repose au bord de la piscine. Erick et moi ressortons pour visiter la ville et photographier la cathédrale (bien plus sobre que l'église de Los Santos). Nous photographions les maisons colorées et Erick revient fier comme Artaban de sa conversation avec un autre autochtone au sujet d'un un anacarde (noix de cajou). Avec Elisabeth et Laurent nous décidons d'aller dépenser quelques dollars dans l'artisanat local (vases, statues pour nous et masques pour les Lapouble). Nous sommes prêts à 19 heures « punto » pour la procession religieuse de Los Santos. Nous ne pûmes sortir de l'hôtel. Nous assistons à une procession d'un autre genre. Durant presque une heure, la rue fut occupée par un défilé en l’honneur de l'équipe de base-ball de Herrera qui était sacrée championne du Panama. La foule était en liesse.
Jour
5 (mercredi 12
avril) :
Nous
n'avons aucun hôtel réservé,
notre objectif est de s'arrêter sur les plages et de
réserver
pour le vendredi soir et si nous ne trouvons rien de rester sur place
si nous avons des chambres pour la nuit... l'aventure continue.
Après
un arrêt chez le
« chinois » du coin
(désolé Rico) pour
prendre de quoi pique-niquer, nous faisons une halte sur la plage,
aucun hôtel à l'horizon en revanche il y a des
pêcheurs.
Ils ont pris un iguane qui va passer à la casserole. Nous
réussissons à avoir une recette pour cuisiner ce
brave
animal. Nous ne sommes pas invités à le
déguster
(heureusement) nous nous contentons d'un sandwich au thon sur la
plage. Nous repartons à la quête d'un
hôtel. A
Gorgona, Le premier hôtel nous propose des chambres
pour la
nuit et non pour la fin de semaine. Nous changeons nos projets et
décidons de remettre la capitale à la fin de
notre
périple. La piscine est grande, les enfants vont pouvoir
s’amuser.
Nous partons à la quête de plages, celle de Gorgona était belle mais, les égouts étaient déversés directement dans la mer cela ne nous a pas donné envie de nous baigner. Nous prenons la route pour Punta Chame, après 25kms de piste nous arrivons sur une plage de sable blond immense et quasi déserte mais il est presque 18h il est temps de repartir. Au restaurant de l’hôtel le soir il n’y avait plus d’arroz au grand dam des enfants et d’Erick, plus de patacones erick n’y survivra pas et pas de dessert c’est terrible pour Quentin !!!! Que sommes nous venus faire dans cette galère ?
Jour
6 (jeudi 13
avril) :
Nous
mettons le cap sur Panamà Ciudad. Ce
n’est guère éloigné de notre
point de départ.
Nous sommes si rapidement à l’entrée de
la ville que
nous ratons l’entrée. La ville est bien
organisée
avec un plan nous trouvons l’hôtel
(réservé la
veille) en deux temps trois mouvements. Nous allons directement
à
Miraflores
puisque notre objectif en venant au Panamà était
tout de même ce foutu canal ! Il vaut vraiment le
détour.
Nous avons assisté à l’ouverture et
à la
fermeture des écluses, nous avons visité le
musée.
En revanche, les prix pratiqués par le restaurant est digne
de
ceux de la tour Eiffel ! On se contentera de quelques
fruits…Ensuite, visite de la ville à pied (nous
allons
jusqu’au CBD).
Je suis impressionnée par les gratte-ciel à
l’image des métropoles
d’Amérique du Nord. Les
centres commerciaux sont en revanche les mêmes que ceux de
San
José.
Jour
7 (vendredi 14 avril) :
Aujourd’hui,
vendredi saint, quasiment tout est fermé.
L’hôtel ne propose ni petit-déjeuner, ni
dîner…
Il n’est pas question de rester sans se sustenter,
l’hôtel
Roma nous propose un buffet intéressant. Notre objectif pour
la journée : visiter Panamà
viejo et faire les
boutiques d’artisanat. Pour Panamà Viejo, cela ne
pose aucun
problème (nous trouvons enfin des vestiges même
s'ils
ne sont pas précolombiens !!!), pour les boutiques
tout
est fermé (bien fait pour ces touristes qui
n’ont aucun respect pour la religion !).
Arrivés dans
le vieux quartier colonial de la ville, le groupe se divise en deux.
Nous retournons à l’hôtel
après la visite de
l’église, histoire de recharger les batteries de
l’appareil
photo et reportons à l’après-midi notre
visite du
vieux quartier.
Je pus enfin acheter mes molas et Erick faire des
photos de ses indiennes.
Nous poursuivons notre visite de la ville en
longeant une digue créée pour relier deux
îlots à
la terre. Le soir, vendredi-saint oblige, nous assistons à
une procession
dans la ville.
Jour
8 (samedi 15 avril) :
Selon
Erick, il ne faut pas beaucoup de temps pour rejoindre David,
nous nous attardons dans un mall (histoire de dépenser
encore
quelques dollars !) Nous avons roulé
en faisant une halte pour se restaurer, il n’était
pas
question de faire la route la nuit. Mais, à 60km de la ville
j’ai tout de même voulu voir la fameuse plage
qu’Elisabeth
et les enfants ont raté la première fois. Je
crois que
le crochet nous a permis de ne pas avoir l’impression
d’avoir
fait que de la route dans cette journée. L’eau
était
chaude, le coucher du soleil magnifique.
Cette halte fort attendue nous a permis de nous baigner enfin dans l'océan Pacifique.
Jour 9 (dimanche 10 avril) : la frontière est à 50 km seulement nous ne nous pressons pas. Les formalités administratives du côté du Panamà sont vites expédiées. En revanche, en entrant au Costa Rica c’est une autre affaire… Le passage à la douane ne se fait pas sans difficultés pour nous. La voiture est fouillée, on confisque ma fleur de coton, on voulait aussi confisquer les noix de cajou. En ce qui concerne l’artisanat n’ayant aucune facture à fournir (ayant tout acheté dans la rue) il n’a pas voulu rendre le passeport tout de suite. On se voyait déjà prêt à payer des taxes. Mais au bout d’une heure, il nous rend nos papiers en nous souhaitant un bon voyage. Nous pouvons reprendre la route…je remercie Elisabeth et Laurent de leur patience. Le cerro de la muerte se passe difficilement. Nous roulons à 20 à l’heure. J’ai bien peur que nous allons arriver chez nous dans la nuit. Mais la dernière portion avant Cartago est bien plus « roulante » .
Notre périple se termine donc à 6 heures le soir…et là c’est une aventure bien moins intéressante qui commence pour moi (lavage, rangement…)